Une vie de fauché de trop !
À la lumière de l'événement tragique produit le jour de l'Halloween à Ville de L’Île-Perrot, il m'apparaît très clair et d'une évidence sans équivoque que les conseils municipaux, dont celui où je suis membre aux Coteaux, doivent se pencher sur la question de la sécurité de nos rues de quartiers et de la protection de la vie de nos enfants.
Au cours des derniers mois, des récriminations se sont fait entendre de la part de quelques citoyens exaspérés à propos des dos d’ânes qui jonchent les rues des municipalités, et plusieurs rues aux Coteaux n’y échappent point. Il paraît que les dos d’ânes mettent en péril la mécanique des voitures. Ben voyons donc!
En toute honnêteté d’esprit, la mort de la jeune fille de trois ans le 31 octobre à Ville de L’Île-Perrot devrait nous amener à nous poser une seule et unique question: La vie de nos enfants ne vaut-elle pas plus et mieux que la mécanique de nos voitures?
J’ai demandé à ce qu’un débat de fond puisse avoir lieu à notre conseil municipal où tout sera placé sur la table : notre capacité de réglementer plus sévèrement la sécurité routière de nos rues; notre capacité de mieux gérer cette sécurité publique; notre capacité de garantir à nos concitoyen (ne)s la paix de l'esprit lorsque leurs enfants profitent du grand air en jouant à l'extérieur de la maison sur le terrain résidentiel ou dans nos rues; une remise en question de la capacité réelle et de la volonté des dirigeants de Sûreté du Québec à faire appliquer nos règlements municipaux et pas uniquement sur les routes provinciales du territoire côteaulois etc.
Tout, tout, tout doit être remis en question de fond en comble. Nous n’avons pas le droit au plan moral d’attendre qu’une autre mort d’enfant éveille nos consciences à ce qui est bien et ce qui ne l’est pas en matière de sécurité publique. Au fait, il n’y aurait jamais dû y avoir la mort de cet enfant, point à la ligne!
Il est de notre essor à nous les élus municipaux de débattre de ces questions et d'agir selon le gros bon sens, si la vie des nôtres nous tient vraiment à cœur.