Le conseil de ville de L’Île-Perrot veut conscientiser les gens et poser des gestes concrets pour que des tragédies qui ont coûté la vie à la petite Bianca le 31 octobre dernier ne se reproduisent plus. (Photo Daniel Cuillerier)
Le maire Marc Roy veut voir des gestes concrets
Le ministère appelé à revoir une décision
L’ironie peut être morbide parfois.
C’est ce qu’il est possible de constater en regardant la réponse du ministère des Transports le 31 octobre dernier à la Ville de L’Île-Perrot.
Le conseil de ville avait demandé le 9 octobre dernier au ministère de diminuer la vitesse dans certains secteurs de la ville, dont le boulevard Don-Quichotte dont on veut voir la vitesse maximale réduite à 30 kilomètres à l’heure. La réponse du ministère est arrivée en matinée le 31 octobre, avisant que la réduction de la vitesse dans le secteur n’est pas justifiée. Quelques heures plus tard, à quelques rues de là, la mort est venue faucher Bianca Leduc. Un chauffard de 18 ans, roulant à tombeau ouvert a provoqué un accident qui a été fatal à la fillette de 3 ans. « Le conseil est d’avis que la limite de vitesse est essentielle et prioritaire. Nous avons résolu d’enjoindre le ministère à revoir sa décision », a indiqué le maire de la Ville, Marc Roy, lors de la plus récente séance du conseil, au début de laquelle il avait tenu une minute de silence en mémoire de la jeune victime. « Qu’elle repose en paix et que son sacrifice n’ait pas servi à rien », a dit Marc Roy, éploré par la perte de cette jeune citoyenne, devenue le symbole au Québec de ce que la vitesse sur les routes peut provoquer.
Rencontre de maires
Marc Roy entend d’ailleurs battre le fer alors qu’il est toujours chaud, dans ce dossier. « J’ai rencontré des maires qui avaient un corps de police municipal avant 2002 pour voir ce qu’il pensait de tout cela. Je vais également rencontrer le Ministère à la fin du mois pour s’occuper du dossier de la présence policière. Nous espérons que les gens du ministère seront réceptifs à nos doléances et qu’il y aura des actions de prises », a dit le maire qui n’a pas voulu présumer de quelconques réponses émises par les responsables gouvernementaux. « Il est trop tôt pour spéculer de quoi que ce soit. Nous allons les rencontrer en premier et nous allons donner leurs réponses à la population à la suite de ces entretiens », a dit le maire qui a promis de tenir les citoyens au courant des développements.
Au cours de la même séance, de nombreux citoyens se sont présentés munis de pétitions et de demandes adressées à la Ville concernant la pose de dos d’âne ou de réducteurs de vitesse. « Pour ce qui est des dos d’âne, nous pourrons voir le printemps prochain. Mais ce n’est pas la solution magique. Les gens réduisent la vitesse 25 pieds avant et 25 pieds après. Puis ils accélèrent pour rattraper le temps perdu. Il faut conscientiser les gens en premier lieu », dit Marc Roy qui n’a cependant pas fermé la porte en ce qui concerne l’étude de nouvelles méthodes de réduction de vitesse. « Il y a des entraves de placées sur des routes. Des choses qui se font ailleurs et sur lesquelles nous nous penchons. Nous voulons trouver un moyen viable et efficace », a expliqué le premier citoyen de la municipalité.
Un quai pour bientôt
Dans un tout autre dossier, la Ville, de même que le gouvernement fédéral ont annoncé le début des négociations concernant l’entente sur le dessaisissement du port de plaisance de la 34e Avenue à L’Île-Perrot.
« Voilà une action concrète qui démontre notre volonté d’agir pour le grand bénéfice des citoyens de la région qui pourront profiter pleinement de ce site convoité par la municipalité depuis bon nombre d’années », a indiqué le ministre Michael Fortier au nom de son homonyme à Pêches et Océans Canada, Loyola Hearn. « Le dessaisissement est le résultat de notre engagement à embellir notre secteur riverain en collaboration avec les intervenants locaux. Les ministres Hearn et Fortier sont très coopératifs, ce qui permettra de conclure une entente rapidement », a conclu le maire Roy.