Les représentants des MRC de Beauharnois-Salaberry et du Haut-Saint-Laurent, de la Commission scolaire de la Vallée-des-Tisserands et du Collège de Valleyfield sont heureux que leur partenariat vert soit enfin concret et qu’il apporte de véritables changements. (Photo Daniel Cuillerier)
Un partenariat institutionnel vert qui donne espoir
Dans le but de réduire le volume de matières résiduelles
Salaberry-de-Valleyfield – De concert avec le Collège de Valleyfield et la Commission scolaire de la Vallée-des-Tisserands, la MRC de Beauharnois-Salaberry annonçait récemment la mise en commun de leurs efforts pour rendre chacune des institutions plus vertes. Une histoire de partenariat qui devrait faire exemple...
C’était dans l’air depuis quelques temps, c’est maintenant chose faite : la MRC de Beauharnois-Salaberry a convenu d’une entente environnementale d’une durée de trois ans avec le Collège de Valleyfield et la Commission scolaire de la Vallée-des-Tisserands pour la réduction du volume de matières résiduelles. L’entente tripartite durera jusqu’au 31 décembre 2010 et s’inscrit dans le cadre du Plan de gestion des matières résiduelles de la MRC adopté le 27 février 2007. En vertu de ce plan, la MRC doit mettre en place différentes mesures permettant d’atteindre les objectifs gouvernementaux de récupération fixés à 65 %.
Partenariat concret
Afin d’induire des changements concrets au Collège de Valleyfield, la MRC prend en charge la fourniture des équipements de récupération (bacs et conteneurs) destinés au Collège, alors que le groupe T.I.R.U. (entreprise mandatée pour la collecte) accepte d’assurer sans frais la collecte et le transport des matières recyclables de l’établissement collégial. Par ailleurs, pour les écoles de la Commission scolaire situées sur son territoire, la MRC de Beauharnois-Salaberry, via les quote-parts de ses municipalités, assume entièrement les frais reliés à la collecte et au transport des matières recyclables provenant d’environ 400 bacs et quelques conteneurs des établissements scolaires, soit une somme annuelle d’environ 20 000 $.
Oui aux projets spéciaux
Par ce même partenariat, la MRC offre, tant au Collège qu’à la Commission scolaire, la possibilité de contribution financière à des projets, de même que le support technique de la coordonnatrice en environnement, en ce qui a trait à leurs implications environnementales, notamment à l’égard de leur stratégie de sensibilisation des élèves, des étudiants et du personnel à la réduction des matières résiduelles. « Ce partenariat environnemental élaboré s’avérait tout indiqué, commente le préfet de la MRC de Beauharnois-Salaberry, Yves Daoust. En effet, comment peut-on mieux espérer atteindre ce rendement qu’en s’adjoignant le concours des institutions d’enseignement et en sensibilisant les jeunes qui sont nos citoyens de demain », a-t-il questionné sur un ton enthousiaste.
Établissements impliqués
De leur côté, le Collège et la Commission scolaire s’engagent eux aussi à prendre toutes les dispositions nécessaires, tant auprès de leur clientèle étudiante que de leur personnel, pour atteindre l’objectif de 65 % de taux de récupération. Parmi les mesures retenues figurent, entre autres, l’acquisition d’équipements supplémentaires, si requis, le suivi à l’interne des matières résiduelles générées et la participation annuelle à la Semaine québécoise de réduction des déchets, en collaboration avec la MRC.
Penser vert, penser économies
Malgré les sommes d’argent substantielles déjà investies ou à être investies sous peu, les institutions partenaires dans ce projet bénéficient d’heureuses retombées, non seulement pour l’environnement, mais également pour leurs budgets. En effet, l’augmentation des matières recyclées et la diminution des déchets permettent le détournement d’impressionnantes quantités de matières des lieux d’enfouissement, générant du coup d’appréciables économies. En parallèle, l’établissement de programmes d’économie d’énergie fait aussi une grande différence, permettant des économies considérables sur les factures d’électricité. De plus, d’autres mesures surprenantes ont elles aussi un impact financier notable. À la Commission scolaire de la Vallée-des-Tisserands, la récupération des cartouches à poudre et à jets d’encre provenant des imprimantes laser et à jets permet d’amasser des sous pour Centraide Sud-Ouest. Jusqu’à maintenant, l’année la plus bénéfique a généré 3000 $ de revenus à l’organisme. Comme quoi les mesures environnementales sont positives à bien des égards…
Et Vaudreuil-Soulanges?
On s’en doute, la MRC de Beauharnois-Salaberry, le Collège de Valleyfield et la Commission scolaire de la Vallée-des-Tisserands sont fiers de leur partenariat. La MRC du Haut-Saint-Laurent, elle aussi impliquée sur l’autre rive du fleuve, se bombe également le torse. Là-bas, la municipalité d’Howick a déjà atteint l’objectif national de 65 % de récupération. À l’évidence, les choses vont bon train. Les MRC pensent déjà à des partenariats avec le réseau de la santé, les industries, commerces et autres institutions de leur territoire…
Pendant ce temps, Vaudreuil-Soulanges accuse à l’évidence un certain retard… À la MRC de Vaudreuil-Soulanges, plusieurs projets sont présentement sur la planche à dessin, mais on attend l’assurance que le financement y sera. C’est le 27 novembre que tout se jouera. « On aimerait ouvrir un écocentre dans la région, faire de la sensibilisation dans les écoles, donner de la formation sur le compostage et développer des partenariats verts, mais on attend d’abord d’avoir la confirmation du prochain budget, avant toute chose », explique Élisa Bonin, responsable de ces dossiers à la MRC. De son côté, Patrick Descheneaux, directeur du service des ressources matérielles de la Commission scolaire des Trois-Lacs, affirme suivre de près ce qui se passe chez nos voisins et que le « virage vert » sera sérieusement enclenché d’ici peu.