La fumée produite par la combustion du bois contient des particules fines qui pénètrent profondément dans les voies respiratoires, un danger pour toutes les personnes vulnérables ou souffrant de maladies respiratoires.
La dépollution au bout des doigts
Le smog d’hiver
Dans le cadre de son programme Info-smog, la ville de Montréal a lancé deux avertissements, lundi et mardi derniers. La qualité de l’air au-dessus de Montréal était « mauvaise » dépassant la norme de particules fines. Dans notre région, pour la même période, la qualité de l’air était « acceptable ». Heureusement, par l’absence de grandes industries, Vaudreuil-Soulanges représente l’exemple parfait où le smog d’hiver peut être contrôlé.
Il est très rare de pouvoir associer directement, conditions environnementales et problèmes de santé. Toutefois, dans le cas du smog d’hiver, les malaises et les troubles respiratoires sont observables presqu’immédiatement. « Plusieurs études épidémiologiques montrent que les visites à l’urgence, les admissions dans les hôpitaux et les décès augmentent lorsque les concentrations de particules fines dans l’air s’élèvent. »
Même dans des conditions « acceptables », les personnes vulnérables, comme les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes atteintes de problèmes respiratoires ou cardiaques, pourraient être affectées. Pour éviter d’être incommodé, il leur est recommandé de diminuer les activités physiques à l'extérieur.
Lors de journées très froides, par vents faibles ou lors d’inversions de température, les particules fines dans l’air ambiant s’accumulent et sont retenues au sol pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours. Le smog hivernal s’observe lorsque la concentration moyenne de particules fines, pendant trois heures, est plus grande que 35 microgrammes par mètre cube (µg/m3) ou lorsque la concentration moyenne d'ozone pendant une heure est plus grande que 82 parties par milliard (ppb). « Cet indicateur englobe à la fois des jours de smog intense survenant à l’échelle régionale et des jours où une mauvaise qualité de l’air est observée localement pendant une courte période ».
En plus des particules fines, quatre autres polluants sont également mesurés selon la disponibilité des données. Les valeurs de références sont les suivantes :
Ozone (O3), moyenne horaire:82 ppb
Particules fines, moyenne sur 3 heures:35 µg/m3
Dioxyde de soufre(SO2), maximum sur 4 minutes:1 200 ppb
Dioxyde d'azote (NO2), moyenne horaire: 213 ppb
Monoxyde de carbone (CO), moyenne horaire: 30 ppm
Dans notre région, le chauffage au bois représente une source importante de pollution atmosphérique tout comme le transport (véhicules automobiles et camions). Selon le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, « près de 100 % des particules émises par le chauffage au bois ont un diamètre inférieur à 1 micron (µm). Ces particules fines sont donc respirables puisque toutes particules inférieures à 2,5µm de diamètre pénètrent dans les poumons ».
Comment améliorer la qualité de l’air
Lorsque le ministère lance un avertissement de smog hivernal, des mesures simples peuvent améliorer de façon significative la qualité de l’air ambiant. Avoir recours à d’autres sources de chauffage comme l’électricité ou le gaz, réduire les déplacements en automobile et favoriser la marche et le covoiturage entraînent une amélioration rapide de la qualité de l’air. Si le véhicule motorisé est la seule solution de transport, il faudra éviter de laisser tourner inutilement le moteur.
Pour être informé rapidement de l’indice de la qualité de l’air de la région de Vaudreuil, il suffit de consulter le site
www.iqa.mddep.gouv.qc.ca
La semaine prochaine dans la chronique Environnement, les effets des polluants atmosphériques sur la santé.