Maison
Tendance du marché immobilier
Les prix des maisons vont se stabiliser
Après les années exceptionnelles de la période 2002-2006 et une certaine baisse en 2007, le marché de l’immobilier est en voie de se stabiliser en 2008. À tout le moins, c’est ce que croit monsieur Paul Desharnais, propriétaire d’Exit Immobilia et œuvrant dans le milieu de l’immobilier depuis 23 ans: « On prévoit une baisse de 8 % sur les ventes de maison en 2008. Si la construction a ralenti l’an dernier, la tendance est à la stabilisation cette année », affirme-t-il. En fait, c’est le marché des maisons secondaires qui devrait connaître une hausse cette année. En effet, les « baby-boomers » cherchent de plus en plus à se porter acquéreurs d’une seconde résidence. Mais les effets de ce marché en pleine expansion devraient profiter à des régions extérieures à la nôtre, comme les Cantons-de-l'Est et les Laurentides.
Retour à la normale
Chez nous, il semble bien qu’on ait fait le tour des conjonctures économiques exceptionnelles des dernières années : taux d’intérêt bas, industrie en expansion, des jeunes fraîchement arrivés sur le marché du travail et prêts à acheter, etc. Dans ce contexte, les agents devront redoubler d’efforts : « Dans un marché normal, il faut travailler plus fort, être plus créatif, ne pas avoir peur de s’investir. Mais nous allons tout de même avoir plus de plaisir à travailler en 2008 qu’en 2007. Ça prend environ 8 à 10 mois avant de comprendre que le marché a changé », termine monsieur Desharnais.
Niveau d’activité modéré chez Royal Lepage
Par contre, à l’échelle du pays, la conjoncture saine des dernières années devrait permettre au marché résidentiel du Canada de conserver son dynamisme en 2008. Selon l'Étude sur les prévisions du marché 2008 de Royal Lepage parue en décembre, le marché immobilier canadien, particulièrement en Ontario et au Québec, devrait connaître une croissance constante, quoique modérée. En 2008, le nombre de propriétés vendues devrait dépasser celui de toutes les années antérieures à 2007 : « Les robustes facteurs économiques dont le Canada jouit actuellement, par exemple le taux d'emploi élevé, la solide confiance des consommateurs, le taux d'inflation modeste et le coût d'emprunt relativement bas, feront en sorte que le marché immobilier de 2008 devrait demeurer vigoureux tout en étant équilibré », affirme Phil Soper, président et chef de la direction, Services immobiliers Royal Lepage. La force du dollar canadien jouera également pour beaucoup puisque la confiance des consommateurs canadiens aura des répercussions sur la croissance de la consommation. Enfin, les taux d'intérêt actuels relativement bas, jumelés à la possibilité qu'ils pourraient diminuer davantage, continueront à attirer de nouveaux acheteurs dans le marché de l'immobilier. Bref, le marché a changé. La croissance exceptionnelle est terminée et nous entrons dans l’ère de la stabilisation ou, au mieux, d’une croissance modérée.