Le maire de Coteau-du-Lac, Robert Sauvé, a vu la crise du verglas de près en 1998. Au quotidien, il a contribué à gérer les mesures d’urgence. (Photo Yvon Latreille)
Beaucoup mieux armée pour gérer une crise
Coteau-du-Lac
Depuis 1998, la ville de Coteau-du-Lac s’est dotée d’outils beaucoup plus efficaces pour gérer des crises de sécurité civile. Par contre, le directeur général Gilles Besner admet que le plan des mesures d’urgence a besoin d’une mise à jour.
« À la suite de la crise du verglas de 1998, la municipalité de Coteau-du-Lac a mis à jour son plan de mesures d’urgences, qui datait déjà de quelques années. Or, depuis ce moment, il a été un peu relégué aux oubliettes », avoue Gilles Besner, cependant catégorique sur les améliorations apportées aux ressources de la municipalité.
Mieux équipée
Sans contredit, affirme-t-il, Coteau-du-Lac est mieux outillée pour faire face à une autre crise. « Nous avons maintenant deux bâtisses autonomes avec des génératrices, nous avons de bien meilleurs contacts avec les ressources d’urgence comme Hydro-Québec et le ministère de la Sécurité publique et on connaît beaucoup mieux les ressources locales. Par exemple, on saurait où aller chercher notre bois de chauffage au besoin », explique-t-il. En fait, même si le plan d’urgence actuel est encore à revoir, il ne fait nul doute pour monsieur Besner que la situation s’est améliorée. « Si ça arrivait demain matin, on répondrait sans aucune comparaison à 1998 », affirme-t-il.
Importante mise à jour
Le plan des mesures d’urgence de Coteau-du-Lac a été ressorti des tablettes en décembre dernier. « À l’approche de l’hiver, on y pense plus, et c’est pourquoi nous l’avons ressorti récemment », raconte Gilles Besner. Selon lui, plusieurs éléments ont beaucoup changé au fil des ans. Notamment, la municipalité a beaucoup grandi et il y a plus d’employés municipaux. « Maintenant, notre plan d’urgence reposera beaucoup plus à la base sur l’équipe municipale que sur des bénévoles, même s’ils sont absolument essentiels », explique-t-il. Aussi, avec la construction de la nouvelle caserne de pompiers, Gilles Besner affirme que les plans prévoient d’en faire un centre névralgique de gestion de crise, un outil de plus à intégrer au plan de mesures d’urgence.
Prévoir le pire
Finalement, Gilles Besner mentionne toute l’importance de prévoir l’impensable. « Avant 1998, on n’imaginait même pas une crise du verglas… Alors, aujourd’hui, il faut voir plus loin. Bien sûr, penser à des déversements toxiques, des inondations ou des incendies majeurs, mais aussi à des épidémies, celle du SRAS par exemple », indique-t-il sans vouloir être alarmiste. Présentement au travail, l’équipe municipale prévoit avoir complété la mise à jour du plan pour la mi-février au plus tard.