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Les municipalités complètement paralysées

Elles ont dû s’organiser pour aider leurs citoyens

Stéphane Fortier par Stéphane Fortier
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Article mis en ligne le 9 janvier 2008 à 17:16
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Les municipalités complètement paralysées
Plusieurs poteaux ont dû être remis sur pied sur la route 201 à la hauteur de Saint-Clet lors de la crise du verglas en janvier 1998. (Photothèque L’Étoile)
Les municipalités complètement paralysées
Elles ont dû s’organiser pour aider leurs citoyens
En ce début du mois de janvier 1998, les municipalités de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, à l’instar de presque tout le Québec, n’ont pas été épargnée par la crise du verglas, de triste mémoire.

Les écoles, les centres communautaires, les hôtels de ville et même certaines églises avaient été mis à contribution afin d’accueillir les sinistrés. Des génératrices y avaient été installées afin d’assurer le maximum de confort aux citoyens en détresse.

La plupart des petites municipalités, telles que Pointe-Fortune, Sainte-Marthe et Très-Saint-Rédempteur, étaient complètement paralysées au lendemain de cette tempête de pluie verglaçante. La police des Seigneuries, qui avait ses quartiers à Saint-Lazare, était inondée d’appels. De fait, un record d’appels avait été établi en ce début du mois de janvier 1998. Incidemment, des municipalités dont le territoire est boisé, comme Saint-Lazare, Rigaud, Sainte-Marthe et Très-Saint-Rédempteur, ont été plus durement touchés. À Saint-Lazare, les secteurs Saddlebrook et Cedarbrook, par exemple, ont dû s’armer de patience avant de retrouver l’alimentation en électricité.

Cette période difficile a également donné lieu à des tiraillements concernant la gestion de la crise. À Sainte-Marthe, plusieurs citoyens se sont plaints de la lenteur des autorités en place à réagir à la situation d’urgence, ce que les responsables de l’application des mesures d’urgence ont nié de façon véhémente.

Les policiers et pompiers de toute la MRC avaient été mis à contribution. Dans certaines municipalités, dont à Saint-Clet et particulièrement sur la route 201, plusieurs poteaux de téléphone s’étaient affaissés, mais cela heureusement sans pour autant entraver la circulation. En plus des centres d’hébergement qui ont été fort achalandés, des endroits comme le base de Plein Air des Cèdres et le Bar Chez Maurice, à Saint-Lazare, ont accueilli les sinistrés, ces derniers n’ayant pu trouver place dans les différents points d’accueil.

Mentionnons en terminant que, à la fin de cette crise, Saint-Polycarpe a été la dernière municipalité québécoise à être rebranchée.

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