Le cahier « Noël Vert » de L’Étoile, imprimé sur papier recyclé, est nettement plus blanc et de meilleure qualité que le papier journal utilisé régulièrement. Photo Bianca Diorio
Réduire son empreinte écologique
Hebdos du Suroît fait sa part
Le cahier spécial « Noël Vert » de L’Étoile du 19 décembre 2007 a été imprimé sur du papier Rolland Enviro100 Print, un papier fait entièrement de fibres recyclées postconsommation et blanchi grâce à un procédé sans chlore.
À lui seul, ce cahier spécial a permis de sauvegarder 238 arbres (une superficie forestière équivalente à près de 5 terrains de football américain), d’éviter d’enfouir 6 860 kg de déchets solides, d’économiser 648 928 litres d’eau (30 jours de douche), de rejeter 15 064 kg d’émissions atmosphériques (3 voitures par année) et d’économiser 980 mètres cubes de gaz naturel.
Cet exercice écologique réalisé par Hebdos du Suroît a été concluant. Le papier recyclé se prêtait très bien au sujet du cahier, en plus de procurer un produit de qualité. Malgré son coût plus élevé, les dirigeants de L’Étoile et de Première Édition souhaitent utiliser davantage le papier recyclé. Toujours à l’affût des changements afin de diminuer leur impact sur l’environnement, les Hebdos ont fait le choix d’un papier et d’un procédé plus écologiques. Voici pourquoi.
Blanchiment et biogaz
Parmi les plus intéressantes innovations des procédés employés chez Cascades, les techniques de blanchiment méritent une mention spéciale. Autrefois, les techniques de blanchiment des papiers fins faits à partir de fibres recyclées employaient du chlore, un élément très polluant rejeté en grande quantité dans l’environnement. Le chlore a été remplacé par du peroxyde d’hydrogène, un produit soluble dans l’eau qui peut être dégradé par les microorganismes présents dans le milieu naturel. Julie Loyer, conseillère aux communications chez Cascades, confirme que ce procédé est utilisé depuis une dizaine d’années et qu’il a permis de produire des papiers d’une grande blancheur (jusqu’à 94 %). En plus d’être moins polluant, le procédé permet d’économiser 80 % d’eau et beaucoup d’énergie.
Depuis deux ans, l’usine Cascades de Saint-Jérôme est alimentée à 80 % de biogaz. Cette ressource provient du site d’enfouissement de Sainte-Sophie, situé à 13 km de l’usine. Ce choix énergétique permet de couper de 50 % toutes les émissions atmosphériques des Laurentides, soit l’équivalent de 17 300 voitures par année. D’ici quelques années, Cascades espère pouvoir alimenter son usine à 100 % à partir de biogaz.
L’écocalculateur
Le calcul des équivalences en économie est disponible avec l’écocalculateur de Cascades. Cet outil permet de connaître et de calculer la réduction de « l’empreinte écologique » pour chacun des gestes verts que l’on choisit de faire.
Réduire leur empreinte écologique représente un des enjeux à relever des Hebdos du Suroît et de la compagnie Cascades. La papetière, maintenant âgée de 43 ans, tente de réaliser cet objectif grâce à l’aide des consommateurs. Car il ne faut jamais oublier que la pollution créée par les papetières dépend entre autres de la demande extravagante en papier de la part des consommateurs.
L’écocalculateur est disponible à l’adresse
www.ecologiquedenature.com