« On croit à tort que les personnes qui songent à se suicider sont asociales, dépressives, renfermées sur elles-mêmes. » « Plusieurs personnes qui font des tentatives de suicide ont un comportement tout à fait normal au cours des jours précédants », de dire la docteure Jocelyne Sauvé.
Baisse du suicide en Montérégie
Semaine de prévention du suicide
Les indices avant-coureurs du suicide sont parfois difficiles à déceler. Mais grâce à l’intensification des stratégies d’intervention et de prévention en Montérégie et à l’augmentation des intervenants en milieux de santé, d’éducation et de sécurité civile, le taux de suicide connaît une baisse un peu partout au Québec. Les plus récentes statistiques démontrent qu’en Montérégie, entre 1999 et 2006, le nombre de suicides a diminué de 31 %.
« Le suicide est un problème complexe pour lequel il existe plusieurs solutions. C’est la combinaison d’une multitude d’actions qui permet de sauver des vies », précise la docteure Jocelyne sauvé, directrice de santé publique de la Montérégie.
Chaque cas présente ses propres caractéristiques, et le mal de vivre se cache sous une panoplie de comportements divers. Toutefois, les statistiques peuvent dévoiler certaines pistes, des groupes de personnes plus à risques. Ainsi, trois fois plus d’hommes que de femmes se suicident. En 2006, toujours en Montérégie, 20 suicides masculins par 100 000 habitants ont été recensés contre seulement 6 suicides féminins. Chez les jeunes, en raison de sa grande médiatisation, le suicide que l’on croyait plus élevé a diminué de moitié depuis cinq ans.
Le travail d’abattre les mythes, de parler du suicide au grand jour entraîne des changements et permet d’apporter des solutions aux personnes en détresse. Le message de la campagne de la Semaine de prévention du suicide : ouvrir les yeux et être vigilants.