Jean-Luc Brazeau, directeur du Centre d’histoire La Presqu’Île, heureux de lancer le tout nouveau projet de Centre de paléographie des aînés de Vaudreuil-Soulanges. (Photo Bianca Diorio)
Une subvention pour un centre de paléographie
Grâce au programme Nouveaux Horizons
Vaudreuil-Dorion – Le Centre d’histoire La Presqu’Île recevait ce lundi une subvention de 19 000 $ pour la mise sur pied d’un centre de paléographie des aînés de Vaudreuil-Soulanges.
Depuis longtemps, Jean-Luc Brazeau, directeur du centre d’histoire, carressait le rêve de mettre sur pied un projet qui mettrait en valeur le lecteur microfilm du centre d’histoire et les nombreux actes notariés qui y sont archivés. Lorsqu’il a appris l’existence du programme de subvention Nouveaux Horizons, dédié aux aînés, il a tenté sa chance en proposant au gouvernement un projet de Centre de paléographie des aînés de Vaudreuil-Soulanges. Son intuition avait été bonne puisque que le projet sera mis en branle sous peu.
Paléographie?
Avec le Centre de paléographie, Jean-Luc Brazeau invite les aînés de la région à transcrire les registres de notaires de Vaudreuil-Soulanges entre 1784 et 1907 et à les rendre accessibles au public, à l’aide d’une banque de données informatisée. « Je cherchais un moyen de pouvoir mieux diffuser le patrimoine écrit de notre région, et le centre de paléographie est un excellent moyen d’y arriver », explique-t-il, enthousiaste à l’idée qu’une simple recherche informatique puisse donner accès à des trésors de renseignements jusqu’à maintenant seulement disponibles sur microfilms.
Apport des aînés
Par ailleurs, Jean-luc Brazeau se réjouit à l’idée que des retraités et des aînés de la région contribueront au projet. « Ils s’intéressent déjà beaucoup à la généalogie et à l’histoire, et la paléographie leur servira de moyen pour déchiffrer les actes notariés qui témoignent des activités de leurs ancêtres », signifie-t-il, appuyé par Pierre Marchand, président du conseil d’administration du Centre d’histoire. « Plusieurs ont déjà démontré leur intérêt à participer au projet », lancent-ils, fiers que la paléographie les amène à participer directement à la vie culturelle, sociale et éducative de la région.
Retombées pour tous
D’autre part, messieurs Brazeau et Marchand sont aussi fiers des retombées que le projet générera. Il permettra selon eux une meilleure connaissance de notre histoire régionale, entraînera la création de liens plus fréquents avec la communauté anglophone et, surtout, servira à de nombreux organismes, institutions publiques et gouvernementales, professeurs et étudiants intéressés par l’histoire d’ici. « Ce sera le moteur à la réalisation de plusieurs autres projets dans la région.Tous ceux qui s’intéressent à notre histoire et à notre patrimoine écrit pourront profiter du résultat du travail des aînés », relate Jean-Luc Brazeau.
Subvention nécessaire
Pour mettre en œuvre le Centre de paléographie des aînés de Vaudreuil-Soulanges, il va sans dire que le Centre d’histoire avait besoin de fonds substantiels, les étapes étant nombreuses avant d’en arriver à un répertoire numérique, qu’on a prévu appeler ParafeVS. « Les fonds reçus serviront à acheter de l’équipement informatique et à se prévaloir de services de consultants pour concevoir la banque de données, à rendre un local accessible pour la mise sur pied du projet et voir à sa promotion », explique Jean-Luc Brazeau, spécifiant que le rôle du Centre d’histoire sera de coordonner l’ensemble des démarches. Notamment, l’organisation du projet s’articulera autour de six comités formés en majorité d’aînés.
On ne sait pas encore quand la banque de données finale verra le jour, mais la passion des employés du Centre d’histoire et des bénévoles, avec l’appui de cette subvention du fédéral, saura assurément faire avancer le projet à bon rythme. Déjà, Jean-Luc Brazeau s’enorgueillit d’avoir un projet unique : « Je crois que c’est une demande tout à fait originale de la région et que nous sommes le seul Centre d’histoire à avoir obtenu une subvention du programme Nouveaux Horizons. Nous en sommes très fiers », conclut-il.