Gildor Roy adore Rigaud, là où sa famille peut y passer des jours heureux comme il a eus lui-même la chance de le faire, étant jeune. (Photo Daniel Cuillerier)
Gildor Roy : le Rigaudien touche-à-tout
Comédien, chanteur, animateur
On le voit tous les matins en tant qu’animateur de l’émission Caféine sur les ondes de TQS et on a l’impression qu’il a exercé ce métier toute sa vie, tellement il y est à l’aise.
En fait, lorsque l’on regarde l’ensemble de sa carrière, on n’est guère surpris. Chaque fois qu’il a été appelé à jouer au théâtre, au cinéma, à la télévision, comme comédien ou animateur, et sur scène en tant que chanteur, la magie a toujours opéré. Signe d’un grand talent, d’un talent indéniable.
Né en Abitibi, mais habitant Rigaud depuis sa plus tendre enfance (il avait deux ans à son arrivée) Gildor Roy, encore tout jeune à 47 ans a touché un peu à tout.
Dès sa sortie de l’École nationale de théâtre, en 1983, il s’est vu rapidement confier des rôles sur scène, au petit et au grand écran.
Plus récemment, les gens se souviendront particulièrement de son rôle dans la comédie de situation Kilomètre/heure. Mais avant de faire Samedi P.M., je n’avais jamais vraiment touché à la comédie en tant que telle », confie Gildor Roy. « Mais jouer la comédie ou jouer du drame, c’est jouer », poursuit du même souffle celui qui a joué dans des pièces aussi dures que Qui a peur de Virginia Wolf ?, Vol au-dessus d’un nid de coucou et Aurore, l’enfant martyre ». En 1989, il se produit pour la première fois comme chanteur devant un vaste public alors que Louise Latraverse en fait sa Star d'un soir, à l'émission de TVA. En juin 1991, il enregistre sa première chanson et depuis, à l’exception du dernier album où la musique est plus exotique, plus latine, il en produit d’autres du style country qui obtiennent beaucoup de succès.
En fait, le seul domaine que Gildor Roy n’a pas vraiment touché, c’est la danse. « Et ce n’est pas parce que je n’aime pas cela, au contraire, j’ai refusé de participer au Match des Étoiles. L’idée de me faire juger pour une prestation de danse m’effraie un peu », explique-t-il.
Gildor Roy croit qu’il n’arrivera jamais au bout de son métier. « Il y a toujours quelque chose à faire, toujours quelque chose que j’ai le goût de faire. Chanter, jouer, animer. J’ai recommencé à écrire des chansons. Je considère que ma meilleure chanson n’est pas encore écrite. Cela n’a pas de fin.
Exit Caféine
Malgré le fait que l’entrevue menant à la réaction de cette page ait été faite avant l’annonce du retrait des ondes de Caféine, l’auteur de ces lignes a tout de même demandé à Gildor Roy quels seraient ses projets advenant la disparition de son émission du matin. « Partout on peut tirer la « plogue » sur une émission, peu importe le réseau, ce n’est donc pas l’apanage de TQS. Ce qui m’inquiète dans ce cas-ci, ce n’est pas ma situation personnelle, mais le sort de l’équipe. Quelle belle gang ! », de s’exclamer Gildor Roy qui a vécu de beaux moments comme animateur. « Quand la lumière de la caméra s’allume, tu n’as pas le choix d’être de bonne humeur, mais s’il arrive que ton moral. Il n’y a pas de place pour des états d’âme personnels. Je suis en ondes pour rendre des services aux gens », dit-il. Gildor Roy se lève dans le milieu de la nuit et il est en ondes à 5 h 30. « Et à 20 h, je suis dans mon lit », mentionne l’animateur. Ce qu’il aime en plus du contact avec les gens, le public ? C’est de pouvoir observer ce qui se passe dans le vie réelle, pouvoir comprendre ce qui se passe dans la vie des gens, de pouvoir le commenter », explique Gildor Roy. Il sait que, parfois, la vie est difficile pour les gens. Son émission du matin le met en contact avec cette réalité et il peut mieux la comprendre et l’analyser. Ce travail d’animation l’aide aussi dans son métier d’acteur. « Quand vient le temps de jouer un rôle à la télé ou au cinéma, il est plus facile de comprendre ce que vit le personnage », fait-il remarquer.
Et l’avenir ? « Je devais enregistrer un nouvel album le printemps prochain. Cela pourrait maintenant se faire avant, cet automne, par exemple. Pour le reste, je reçois des propositions pour la télé, le cinéma, propositions que je vais étudier, révèle-t-il. Mais je m’ennuie terriblement du théâtre et je ne rejette pas l’idée d’en refaire éventuellement, Mais cela prend beaucoup de ton temps. Tu t’investis beaucoup. Ce sont des centaines d’heures de répétitions. Il faut évaluer si cela est rentable en bout de ligne », souligne Gildor Roy.
Vivre à Rigaud
Gildor Roy a passé toute son enfance à Rigaud. Sur le chemin du Petit Brûlé. Il se souvient de ses excursions à la croix du mont Rigaud, en passant par le champ de patates, et le point de vue extraordinaire sur la région. Comme mon père était agriculteur, nous cultivions tout ce que nous mangions, tant la viande, les fruits que les légumes. Et mon père (qui a même été maire de Rigaud) était très avant-gardiste du point de vue de l’environnement. On compostait déjà dans les années 1970. On combattait même les insectes nuisibles en utilisant des mantes religieuses », se souvient-il.
Pour Gildor Roy, la stabilité est importante. « Mes enfants sont inscrits au collège Bourget, institution que j’ai moi-même fréquentée », mentionne-t-il. Il trouve normal que ses enfants grandissent dans le même environnement, comme lui a pu le faire. « Un moment donné, l’endroit où nous habitions commençait à être un peu trop étroit. Nous avons décidé de regarder ailleurs comme à Saint-Lazare ou Vaudreuil-Dorion, mais un jour, je regardais la forêt derrière la propriété et je me suis dit que nous pourrions y habiter », relate-t-il. Il a donc acheté une vaste propriété qui permet à sa famille de jouir d’une fort belle qualité de vie.
Et il est toujours heureux de vivre à Rigaud où il aime bien les gens. Lorsque je vais à l’épicerie, personne ne capote lorsqu’ils me rencontrent, c’est relax et je l’apprécie », dira-t-il à ce sujet.
Nul doute que Gildor Roy ferait un excellent ambassadeur pour le patelin qui l’a vu grandir et où il écoule des jours heureux avec sa petite famille.
Francine Juneau
Commentaire mis en ligne le 24 septembre 2008J'aime beaucoup Gildor Roy et sa disparition de caféine m'a vraiment attristée. J'aurais une demande à vous faire. J'ai un petit journal dans mon patelin ; St-Joseph de Mékinac près de St-Tite et j'ai eu la chance de faire, pour mon journal, une entrevue avec un ami de Gildor : Didier Luca producteur de Fort Boyard qui était de passage au festival de St-Tite. Comme il parle beaucoup de lui dans l'entrevue j'aimerais lui faire parvenir le journal. Pourriez-vous m,aider à trouver une adresse pour lui faire parvenir ce journal qui sortira en novembre?
Je vous remerci à l'avance.Pour qu'il ne doute pas je peux vous préciser une dédicace que Gildor à mis sur un de ses disques pour son ami Didier. c'est : On se voit à St-Tite.
Francine Juneau