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Le décrochage scolaire, une patate chaude

Mélanie Meloche-Holubowski par Mélanie Meloche-Holubowski
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Article mis en ligne le 28 mai 2008 à 8:26
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Trois sur 10 décrochent à la Cité-des-Jeunes
Le décrochage scolaire, une patate chaude
Vaudreuil-Soulanges – D’après des données révélées par le ministère de l’Éducation cette semaine, le décrochage scolaire est un problème inquiétant. Les écoles de Vaudreuil-Soulanges n’y échappent pas, avec un taux de décrochage atteignant parfois 3 élèves sur 10.
D’après les statistiques, la Cité-des-Jeunes aurait un taux d’abandon de 29,9 %, l’école secondaire Soulanges 22,2 %, l’école Westwood senior à Hudson 20,2 % et l’école du Chêne-Bleu 14,5 %. Le collège Bourget affiche un taux de 15,2 %.

Ce taux de décrochage représente tous les jeunes qui abandonnent le secondaire sans obtenir un autre type de diplôme ou de qualification. Les écoles avec plus de 25 % d’élèves handicapés ou en difficulté d’apprentissage sont identifiées dans le palmarès puisque leur taux de réussite pourrait influencer les résultats. Aucune des écoles de Vaudreuil-Soulanges n’a un taux d’élèves EHDAA supérieur à 25 %.

Le palmarès fait beaucoup parler, mais les commissions scolaires hésitent à se prononcer. « Ce palmarès me donne la même impression que celui de L’Actualité », affirme André Barrette, aux communications de la commission scolaire des Trois-Lacs. Ce palmarès, publié une fois l’an, compare les écoles du Québec, mais est contesté par l’ensemble des commissions scolaires. Les chiffres ne sont pas complètement faux, affirme M. Barrette, mais ne représentent pas tous les éléments. « Chaque école a des conditions différentes, donc elles auront nécessairement une cote différente », affirme-t-il.

Cependant, la commission scolaire n’a pu fournir, avant la parution du journal, ses propres statistiques sur le décrochage scolaire pour fins de comparaison au palmarès. M. Barrette a confirmé qu’aucune analyse comparative ne se fait entre les proportions d’abandon des écoles de la région. « Il y a un danger de comparer les établissements », estime-t-il.
Un problème flagrant
Personne ne semble pouvoir expliquer le contraste entre le décrochage du Chêne-Bleu et celui de la Cité-des-Jeunes. Le directeur du Chêne-Bleu, anciennement directeur de la Cité-des-Jeunes, Réal Beauchamp, est heureux des résultats de son école, mais ne peut expliquer la cause de cette si grande différence. « Peut-être est-ce parce que le Chêne-Bleu est une nouvelle école, sans historique », suggère-t-il. M. Barrette ajoute que la Cité-des-Jeunes accueille beaucoup plus d’élèves, qui proviennent d’un plus grand bassin de population, ce qui pourrait contribuer à la différence.

Quant au directeur de la Cité-des-Jeunes, Martial Proulx, il se dit déçu des résultats et affirme que son école peut grandement s’améliorer. « Nous ne pouvons pas fermer les yeux sur le problème. Nous avons du boulot à faire », poursuit-il. Les statistiques du dernier palmarès de L’Actualité démontrent que le taux de promotion de la Cité-des-Jeunes est passé de 78 % en 2002 à 69,1 % en 2006, une baisse de près de 10 %. De son côté, l’école secondaire Soulanges a amélioré son taux de promotion, qui est passé de 73 % en 2002 à 81 % en 2006. En poste depuis octobre 2007, M. Proulx élabore un nouveau projet éducatif pour diminuer l’abandon des études. Son plan d’action sera mis en place dès septembre 2008 et mettre l’accent sur la réussite des élèves et le sentiment d’appartenance. Même si le taux de décrochage diminue, M. Proulx ne lâchera pas prise : « Même si le taux de décrochage se rend à 10 %, il ne faut pas cesser les modalités d’aide. »
À qui la faute?
Le décrochage scolaire est une patate chaude, estime Robert Larose, du centre Détour aux Cèdres. « Ça fait peur. » Le centre Détour est un endroit pour les jeunes avec des troubles de comportement ou d’apprentissage. Il accueille une quinzaine d’élèves par année pour des séjours variant de quelques jours à quelques mois. Ses classes ne dépassent jamais neuf élèves afin d’assurer un bon encadrement.

Plusieurs situations poussent un jeune à décrocher, affirme M. Larose. Mais le manque de motivation et de respect dans les classes contribue au décrochage, croit-il.

M. Larose estime aussi que le Ministère devra réinstaurer le redoublement des enfants en difficulté. « Ils arrivent à un niveau plus élevé, mais ils ne sont pas prêts. Ils ne comprennent pas la matière, et ils finissent par déranger », explique-t-il.

Il s’inquiète aussi de la grosseur des classes. Les enseignants ne peuvent gérer les cas problématiques, et le manque de respect s’ensuit.

Cependant, M. Proulx ajoute que les programmes pour les jeunes EHDAA aident beaucoup. « Ils ont un taux de promotion de 50 %, mais c’est quand même 50 % d’élèves à risque qui ne décrochent pas. »

M. Larose rappelle que les écoles et les parents devront persévérer pour réduire la démotivation. « C’est sûr, ça prend plus de temps, plus d’effectifs, mais c’est peut-être nécessaire. »

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André Goyette

Commentaire mis en ligne le 3 juin 2008
C'est toujours la même chose, Pour se justifier les professionels de l'enseignement disent:
"les élèvens manque de motivation... et de respect" "le ministère devra faire plus"... " grosseur des classes" "école et parent devront perséver" etc.

C'est jamais la faute des profs et de la direction. À mon avis, à 10% le problème du décrochage est un peu l'affaire de tout le monde, À 30% c'est une affaire de compétence des professionnels de l'enseignement. Jamais ces gens la ne reconnaissent leur responsabilité. Quand un chirugien perd 3 patients sur 10, ou un mécanicien ne peut réparer 3 problèmes sur 10 , on s'intéroge sur leurs compétences. Mais quand un prof et une direction d'école perd 3 enfants sur 10 en décrochage scolaire... c'est la faute de la grosseur des classes, la faute au ministère, la faute aux enfants.

Quand-est ce qu'on fera le ménage dans les écoles et mettre à la porte tous les incompétents qui y font office et qui sont protégé par des conventions collectives blindés.

À 30% de décrochage c'est une affaire de compétence des profs et de la direction de l'école, on a pas a chercher plus loin.

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