Dans le jardin de l’église St-James à Hudson, Thomas Mulcair et Jack Layton ont rencontré les journalistes avant leur conférence conjointe du 16 juin dernier. Photo Bianca Diorio
Thomas Mulcair à Hudson
Conférence sur l’environnement
Dans le cadre des conférences sur l’environnement présentées par l’organisme Feu Vert (Go Green) d’Hudson, Thomas Mulcair, députédu nouveau Parti démocratique (NPD) dans Outremont, et Jack Layton, chef du NPD, ont présenté leurs perspectives face aux enjeux environnementaux canadiens.
Après avoir rappelé le projet du Parc écologique de l’archipel de Montréal*, Thomas Mulcair a présenté à l’assistance, d’environ 70 personnes, les options proposées par le NPD afin de contrer le réchauffement climatique. C’est en parlant de « développement viable » que le politicien a introduit l’obligation de prendre soin des générations futures. Dans cette optique, le mouvement créé par le NPD au chapitre de la réduction des émissions de gaz à effet de serre a permis de convaincre les autres partis d’établir des cibles. Si bien que, le 4 juin dernier, le projet de loi sur la responsabilité en matière de changements climatiques a été adopté par la Chambre des communes. De ce fait, cette dernière est la première assemblée au monde à mettre en place des objectifs fondés sur des balises scientifiques qui réduiront les émissions de gaz à effet de serre de 80 % d’ici 2050, en commençant aux niveaux de 1990.
Cependant, la façon d’atteindre ces objectifs ne fait pas l’unanimité. Thomas Mulcair, comme son chef, prône l’option cap and trade, alors que les scientifiques penchent vers un système de taxes. Chose certaine, les deux options comportent leurs failles, mais l’établissement de cibles concrètes est chose faite, un premier pas essentiel.
Thomas Mulcair a également souligné l’obligation qu’ont les producteurs et les consommateurs d’évaluer le coût écologique d’un produit et de considérer tout son cycle de vie. Quant à la question du biodiesel, Thomas Mulcair est d’avis qu’« il est insensé de cultiver du maïs afin de produire du biodiesel ». Il faut revenir à l’essence même du concept, soit la production d’un carburant issu de la récupération de résidus forestiers ou autres.
Enfin, à la suite d’une intervention d’une personne de l’assistance, Thomas Mulcair a écarté la possibilité de développer le nucléaire comme source énergétique première. Un seul accident peut avoir des répercussions catastrophiques. Actuellement, au stade technologique où se trouve le nucléaire, la pratique ne peut être considérée comme durable.
Conférences à venir
Feu Vert propose trois autres conférences, où les citoyens peuvent venir échanger et discuter des enjeux environnementaux. En août, Daniel Brisebois, de la Ferme coopérative Tourne-Sol, entretiendra son auditoire de l’importance d’une production locale et des achats locaux des aliments. Suivront la conférence du député libéral de Vaudreuil, Yvon Marcoux, en octobre puis puis en décembre celle du professeur Michel Loreau, de l’Université McGill, où il sera question de biodiversité.
*Le projet du Parc écologique de l’archipel de Montréal vise à relier tous les espaces verts de la métropole et de sa couronne grâce à des corridors verts afin de créer des aires de protection et ainsi préserver une part de la biodiversité propre aux écosystèmes de la vallée du Saint-Laurent.