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Saint-Lazare remet les pendules à l’heure

Investissements pour le complexe sportif

Stéphane Fortier par Stéphane Fortier
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Article mis en ligne le 26 août 2008 à 12:14
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Saint-Lazare remet les pendules à l’heure
La Ville de Saint-Lazare soutient que le fait de ne pas être propriétaire du complexe sportif demeure un avantage certain qui bénéficie à tous les citoyens utilisateurs et les citoyens en général. (Photo Daniel Cuillerier)
Saint-Lazare remet les pendules à l’heure
Investissements pour le complexe sportif
La sortie du conseiller municipal Chico Lévy à propos des sommes consacrées au temps de location de glace et du terrain de soccer, lors de la dernière séance du conseil, a causé des remous.
À un point tel que la Ville de Saint-Lazare a ressenti la nécessité de faire quelques précisions.

La Ville rappelle d’abord que la construction du complexe sportif, depuis longtemps attendue afin de combler les besoins de sa population, particulièrement en temps de glace, est le fruit d’une collaboration étroite entre la Ville et la société en commandite CSSL. Auparavant, les jeunes devaient se déplacer à Vaudreuil-Dorion, à Rigaud et à Hawkesbury pour pratiquer leur sport dans d’autres établissements sportifs.

À Saint-Lazare, on compte notamment 480 joueurs de soccer intérieur, 630 joueurs de hockey et 220 patineurs artistiques, sans oublier ceux qui pratiquent le baseball et le football, qui profitent aussi des installations.
Entente avantageuse
La Ville de Saint-Lazare tient également à rappeler que les millions de dollars investis dans la construction du complexe ont été entièrement été déboursés par la société CSSL. En revanche, la Ville s’est engagée à devenir le locataire principal du complexe en louant un total de 2752 heures tant pour la glace et le terrain de soccer intérieur, en plus de 1050 heures pendant les périodes plus creuses, pour une dépense totale de 600 000 $ par année après la récupération de la TPS et de la TVQ, soit une somme de 578 000 $ pour l’année 2007.

La Ville fait remarquer que les heures d’affluence sont en effet plus dispendieuses que les heures creuses, mais également plus faciles à sous-louer. Il est important de noter que cette entente de 10 ans, renouvelable, a été révisée et approuvée par le ministère des Affaires municipales et des Régions.
Arguments
De plus, lors de la dernière séance du conseil, le maire suppléant de Saint-Lazare, Michel St-Louis, en réponse au refus du conseiller Chico Lévy de cautionner les dépenses de location du complexe sportif, a avancé des arguments de poids à la défense de la politique de la Ville dans ce dossier. Parmi les avantages de ne pas être propriétaire d’un tel complexe, on note que Saint-Lazare n’a pas à débourser des millions de dollars pour se doter d’un complexe et n’a pas à assumer les coûts annuels de l’entretien des infrastructures, des rénovations et des améliorations. De plus, la Ville évite ainsi la responsabilité du coût du personnel de soutien à temps plein (salaire, avantages sociaux, etc.) et n’a pas à assumer la gestion des opérations ni la dépréciation de l’édifice.

Comme le faisait remarquer M. St-Louis, la Ville récupère entre 80 % et 85 % de sa dépense en sous-louant le temps d’utilisation aux associations locatrices (hockey, soccer, football, baseball, football drapeau, patin artistique, ringuette). De plus, cette situation permet d’organiser des activités libres (patin, hockey, soccer), moyennant un faible coût (4 $ pour le hockey et 2 $ pour le soccer et le patin libre), dont profitent annuellement quelque 13 600 personnes, générant ainsi un revenu de 25 000 $ par année pour la Ville. Les citoyens profitent également des autres services offerts par le CSSL, tels le centre de conditionnement physique, un restaurant et des événements sportifs et communautaires (festival équestre, partie de hockey, concours de costumes, camps sportifs, ainsi que du temps de glace supplémentaire pour des activités libres, etc.) Il ne faut pas oublier non plus le fait que Saint-Lazare peut disposer de deux locaux additionnels pour ses associations et surtout qu’elle perçoit du CSSL près de 72 000 $ par année en taxes foncières, un montant qui ne pourrait être perçu si l’édifice appartenait à la Municipalité.

Bref, la Ville dépense en fait moins de 50 000 $ par année pour permettre à ses citoyens de profiter d’une infrastructure locale et pour réduire la longueur et la durée des déplacements de ses athlètes et augmenter la qualité du temps réellement accordé au sport de leur choix. En contrepartie, le CSSL évite de gérer la location du temps de glace et du terrain intérieur auprès de nombreuses associations et de se préoccuper de la gestion de la perception.

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