Céline et Yvon Roy et leurs produits de l’érable au Marché champêtre de Rigaud. Photothèque
Contre vents et marées, le sirop coule encore!
L’Érablière des Roy de Sainte-Marthe
L’Érablière des Roy a traversé bien des tempêtes. Mais avec beaucoup de travail, une nouvelle cabane viendra bientôt grandir le domaine pour accommoder le deuxième souffle des producteurs acéricoles : la transformation.
Producteur acéricole de troisième génération, Yvon Roy a acheté l’érablière de son père en 1997. L’hiver suivant, le verglas s’abat sur ses arbres. Les dommages sont importants, mais, comme l’homme le dit si bien, il faut « vivre avec la nature ».
Les années 2000 ne sont pas plus clémentes, et les microrafales détruisent des érables et endommagent l’équipement. Enfin, la neige du dernier hiver a recouvert de plusieurs mètres la tubulure, et les températures n’ont pas été favorables à la coulée. Pourtant, Yvon Roy et sa conjointe, Céline, gardent le moral, et l’entreprise poursuit son ascension.
Malgré les soubresauts de Dame Nature, Yvon Roy entend poursuivre le travail; la tradition ne s’arrêtera pas, « c’est le métier ». Légèrement inquiet de ce qu’apporteront les changements climatiques, l’acériculteur espère éviter les écarts de température et ne plus connaître des mois de mars trop froids et un réchauffement très rapide comme au printemps dernier. Heureusement, l’engouement pour les produits transformés apporte un renouveau.
Transformer le marché
La production de l’Érablière des Roy atteint les 12 000 entailles. Une première moitié de la production est vendue en sirop, et la meilleure qualité est transformée puis vendue dans les marchés publics, dont les marchés champêtres de Rigaud et Coteau-du-Lac, et lors d’événements spéciaux, dont les Seigneuriales.
Au printemps prochain, Yvon et Céline Roy concrétiseront un projet qui avait été laissé de côté, nature et tempêtes obligent, avec l’ouverture d’une nouvelle cabane. L’édifice de 3 600 pieds carrés sera équipé d’une salle d’embouteillage et d’une salle de transformation. La demande pour le sucre, le beurre, les gelées et les bonbons d’érable augmente, et les acériculteurs qui ont relevé le défi jouissent d’un nouveau souffle.
Pour le moment, les Roy n’envisagent pas d’exporter leurs produits. Yvon Roy considère que le marché international demande une trop grosse production et engendre d’importantes dépenses. Avec leur fille, Yvon et Céline Roy aiment le contact qu’ils ont aux marchés champêtres et sont heureux de vendre leurs produits au Québec.