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Le tableau de la sainte patronne restauré

Elle quitte l’église Sainte-Jeanne-de-Chantal pendant six mois

Yanick Michaud par Yanick Michaud
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Article mis en ligne le 13 mai 2009 à 0:38
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Le tableau de la sainte patronne restauré
L’imposante œuvre a été retirée de l’endroit où elle se trouvait en avril, après y avoir été accrochée pendant près de deux siècles. (Photothèque)
Le tableau de la sainte patronne restauré
Elle quitte l’église Sainte-Jeanne-de-Chantal pendant six mois
Le tableau de sainte Jeanne de Chantal, installé depuis la fin du XVIIIe siècle dans l’église patrimoniale du même nom dans le village de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot, a quitté les lieux le vendredi 24 avril.
L’œuvre d’art fait l’objet d’une restauration en profondeur qui se prolongera pendant six mois.
Une tranche d’histoire
Lise Chartier, férue d’histoire et résidente de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot, connaît à peu près tout de cette toile.

En effet, ce tableau aux dimensions imposantes surplombant le maître-autel est attribué à François Malépart de Beaucourt par Gérard Morisset, historien d’art et membre de la Société royale du Canada. Dans La Patrie du 19 mars 1950, Morisset décrit ce tableau de sainte Jeanne de Chantal « dans l’église de l’île Perrot comme une composition aux harmonies chaudes ». En 1965, il en traite à nouveau dans les Mémoires de la Société généalogique canadienne-française. Il y écrit alors que « François Beaucourt a assimilé la technique et les harmonies de couleur des peintres du groupe de Fragonard chez son maître et beau-père Camagne, (…) comme on le constate dans les Miracles de Sainte-Anne à l’église de Yamachiche et dans la sainte Jeanne de Chantal à l’église de l’île Perrot ». Il en reparlera en 1969, sur les ondes de Radio-Canada, dans le cadre d’une série d’émissions consacrée aux premiers artistes d’ici.

Né à Laprairie en 1740, François de Beaucourt est décédé subitement à Montréal en 1794. Il hérite de son père un goût et un talent pour la peinture qu’il ira étudier en France. En 1773, il y épouse la fille de son maître. Il voyage en Europe, puis on le retrouve dans les îles françaises, à Philadelphie et à Montréal où il s’établit au début des années 1790.

Une dépense de 222 livres pour l’acquisition d’une toile et d’un cadre permet de relier la toile de sainte Jeanne à cet achat, puisqu’il s’agit d’un montant très important pour l’acquisition d’une œuvre d’art à cette époque. Elle a été inscrite dans les registres de la paroisse de Sainte-Jeanne-de-Chantal, peu avant la visite de l’évêque, le 21 juin 1791.
Subventions importantes
C’est grâce à une subvention de 17 500 $ du Conseil du patrimoine religieux du Québec et à une contribution de 7500 $ de la Fondation Sainte-Jeanne-de-Chantal que ces travaux de restauration pourront être exécutés. Une somme de 4000 $, récoltée lors du dernier concert organisé par la Fondation SJDC au mois d’avril, servira à défrayer une partie de ces coûts.

Sainte Jeanne de Chantal est la fondatrice des Visitandines. Mère de plusieurs enfants et veuve du comte de Chantal, elle fonde cette communauté de religieuses au XVIIe siècle en France. (Y.M.)

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