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De futures infirmières au grand coeur

Projet Afrique 2010

par Stéphane Fortier
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Article mis en ligne le 26 janvier 2010 à 16:44
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De futures infirmières au grand coeur
Catherine Legault de Saint-Clet, Michelle Hawkhurst de Salaberry-de-Valleyfield et Caroline Denault de Vaudreuil-Dorion participeront au projet Afrique 2010. (Photo Stéphane Fortier)
De futures infirmières au grand coeur
Projet Afrique 2010
En juin prochain, 11 apprenties infirmières s’envoleront vers Bamako, capitale du Mali, en Afrique de l’Ouest, dans le cadre d’un projet humanitaire.
Parmi ces étudiantes du cégep de Valleyfield, on trouve Catherine Legault de Saint-Clet, Caroline Denault de Vaudreuil-Dorion et Michelle Hawkhurst de Salaberry-de-Valleyfield.

Ce projet, de quatre semaines, vise à favoriser les échanges socioculturels entre de jeunes Québécoises et des habitants de pays en voie de développement. Ces jeunes filles apporteront aide et assistance aux Bamakois en intervenant notamment dans des centres de vaccination, de premiers soins ou de prévention ou encore en donnant des renseignements sur le sida, l’allaitement et l’hygiène.

Explorer une autre perspective de la profession d’infirmière intéresse au plus haut point Catherine Legault. « C’est une occasion unique. Je n’aurai peut-être plus jamais la chance de participer à un tel projet, de voir comment le métier est exercé ailleurs », explique-t-elle.
Hésitation
S’embarquer dans cette aventure, si humanitaire soit-elle, constitue une importante décision. « Au début, j’étais un peu réticente. J’en ai parlé à mes parents et en ai conclu, comme Catherine, qu’une telle expérience de vie ne se présente juste une fois. Et puis, cela me permettra d’observer une autre façon de pratiquer », renchérit Caroline Denault.

« Moi aussi, j’étais sceptique au début, mais, en fin de compte, il s’agit d’une belle étude de comparaison. Comme là-bas on manque de tout, nous pourrons certes apporter notre contribution. Lorsque nous reviendrons au pays, nous aurons certainement une vision différente des choses », ajoute Michelle Hawkhurst.

Ces étudiantes apprécieront sûrement tout ce dont elles disposent ici en matière d’équipement et de logistique. « Nous allons sortir de notre zone de confort là-bas, c’est certain! » lance Catherine. C’est le cas de le dire : à Bamako, les centres hospitaliers ressemblent plutôt à des CLSC...
Un fléau
À Bamako, on ne garde pas les gens en clinique pour rien. « Les femmes, par exemple, ne se présentent qu’à la dernière minute pour accoucher. On ne les accepte que lorsqu’elles sont prêtes à accoucher », explique Catherine.

Par ailleurs, les moyens de contraception ne sont pas légion à Bamako. « Ce sera l’une de nos responsabilités, de voir à la sensibilisation », souligne-t-elle.

Au Mali, les maladies vénériennes, notamment le sida, s’avèrent un véritable fléau. « En plus, on remarque d’importants problèmes d’hygiène et de stérilisation. Le personnel hospitalier utilise les mêmes gants toute la journée », indique Catherine.

Les trois étudiantes et leur groupe sont à la recherche de commandites. « Évidemment, nous avons organisé des activités de financement, mais ce n’est pas évident! » déclarent les étudiantes, qui doivent recueillir 50 000 $ pour participer à ce projet.

Les personnes ou les entreprises désirant leur venir en aide doivent composer le 450 377-1892 ou le 450 567-1892.

Une enseignante en Technique de soins infirmiers accompagnera les 11 étudiantes.

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