Certains axes routiers nettement plus dangereux que d’autres
La région de Vaudreuil-Soulanges est traversée par plusieurs autoroutes et routes provinciales majeures, ce qui contribue évidemment à augmenter le nombre d’accidents sur le territoire. La densité du trafic aux heures de pointe, la présence de champs qui amènent de la poudrerie, certains secteurs parfaitement rectilignes qui permettent de faire de la vitesse… autant de facteurs qui contribuent à multiplier les incidents sur les routes.
Routes dangereuses
Selon un remorqueur d’expérience de la région, les axes les plus dangereux de la MRC seraient les autoroutes 20 et 40 et les routes 338, 340 et 342. Sur l’autoroute 20, la portion entre Les Cèdres et Rivière-Beaudette serait la plus dangereuse, alors que les tronçons entre Vaudreuil-Dorion et Hudson et le secteur de Pointe-Fortune de l’autoroute 40 seraient les plus difficiles pour les automobilistes. Par ailleurs, la route 338 (chemin du canal), la route 340 (Cité-des-Jeunes), dans le secteur de Soulanges, et la route 342 (Harwood) seraient les routes qui n’ont plus de secret pour les remorqueurs, alors qu’ils sont appelés à intervenir autant sur des incidents mineurs que sur des accidents mortels. « L’hiver, ce sont souvent les travailleurs pressés qui nous créent du travail parce qu’ils conduisent en négligeant les conditions de route, alors que l’été, on intervient plus souvent sur des cas d’accidents reliés à la vitesse et c’est souvent là que les impacts sont les plus meurtriers », mentionne le remorqueur.
Par ailleurs, l’expérience de ce dernier confirme bien les chiffres de la SAAQ. « Il y a beaucoup plus d’accidents les jeudis, vendredis et samedis, alors que les gens sont pressés de revenir du travail, que les jeunes sortent des bars ou que d’autres conduisent en état d’ébriété. Ces périodes sont très occupées pour nous, c’est presque immanquable », dit-il.
Par ailleurs, il souhaite rappeler que les remorqueurs sont là pour aider les gens et les sortir d’impasses fâcheuses. « On est souvent les premiers arrivés sur les lieux d’un accident, on contribue beaucoup avec la police, les services d’urgence et le ministère des transports. On ne cherche que la sécurité des gens et il est important que la population comprenne l’importance de notre travail », mentionne en terminant celui qui sort de la récente tempête fatigué des longues heures de travail en raison des nombreuses sorties de route.