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Le dégel des frais de scolarité…non merci!!!

Article mis en ligne le 7 mars 2007 à 19:06
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Le dégel des frais de scolarité…non merci!!!
Je vous écris pour faire valoir mon opinion citoyenne. Je veux m'indigner du Parti libéral du Québec, alias le parti patronal, et de leur chef, Jean Charest.

Le déclenchement des élections m'amène à croire que nous pouvons enlever les néolibéraux au pouvoir de notre nation. Depuis 2003, ils ont commencé à ébranler les bases de notre social-démocratie. Assez, c'est assez! Dans un seul mandat, ils se sont pensés supérieurs à la démocratie par rapport aux employés de l'État, en imposant la loi du bâillon afin de mettre un terme aux négociations avec ceux-ci, ils ont méprisé les étudiants en tentant de réduire de 103 millions le régime des bourses, régime principalement destiné aux étudiants provenant de milieux modestes. Ils ont également fait des partenariats public-privé leur principal cheval de bataille, comme dans le cas du mont Orford, sans compter le dossier des centres de la petite enfance(CPE) et j'en passe pour ne pas trop faire resurgir de mauvais souvenirs. Ce gouvernement a atteint des taux d'insatisfaction records depuis qu'il a été élu, mais malgré tout, il est, à la veille des élections, le parti avec le taux d'intention de vote le plus élevé. Et voici qu'avec le déclenchement des élections, le Parti libéral du Québec promet de dégeler les frais de scolarité s'il arrive au pouvoir. Encore une autre bourde...

Après que Charest ait adulé publiquement le premier ministre britannique Tony Blair, qui avec son New Labor poursuit dans la lignée du démembrement de l'État-providence en s'inspirant des réalisations de la femme de fer Margaret Tatcher, voici qu'il est en train d'imposer cette vision anglo-saxonne à notre belle province. En promettant d'augmenter les frais de scolarité des études postsecondaires de 30 % au cours de leur prochain mandat, les libéraux veulent instaurer le principe d'utilisateur-payeur dans le domaine de l'éducation. Pourtant, l'école n'est PAS un objet de consommation mais plutôt un droit inaliénable que chaque citoyen doit posséder dans une société démocratique comme la nôtre. Si Charest et ses disciples sont élus au pouvoir, la société s'enlisera encore davantage dans un système à deux vitesses où les fortunés auront les moyens d'accéder aux études supérieures et où les moins bien nantis devront s'endetter davantage s'ils veulent obtenir un baccalauréat. Il ne faudrait pas oublier qu'actuellement environ 70 % des diplômés du secondaire ne poursuivront pas leurs études à cause de raisons financières. Et pourtant, tout pourrait être réglé en redistribuant les richesses équitablement, car la richesse est bel et bien là, n'en déplaise aux lucides. Le gel des frais de scolarité doit rester un droit acquis.

Le véritable problème du manque d'argent de nos politiciens en matière d'éducation, réside dans le fait qu'on allège de plus en plus la part des riches dans les finances publiques. Par exemple, selon Yves Séguin, ex-ministre des finances du PLQ, le gouvernement alloue 5 milliards dans les poches pleines des entreprises privées tandis que l'Ontario investit à peine 2 milliards. De plus, est-ce normal, qu'en 1950, les citoyens et les entreprises donnaient une part quasi-identique aux recettes fiscales du Québec tandis que de nos jours, la population contribue à hauteur de 87 % au trésor national? Il y a plus encore. En l'espace d'à peine deux décennies, les profits des entreprises québécoises ont triplé. Cependant, 4191 grandes entreprises ont payé un taux d'impôt de 1,7 %, tandis que le taux normal est entre 8,9 et 16,25 %. Avec des baisses d'impôts de 464 millions et une réduction du taux d'imposition aux entreprises sur leurs revenus de placement de 39 % lors du dernier budget, le gouvernement Charest permet encore une fois aux riches de s'enrichir davantage. Il en résulte des coupures drastiques dans les programmes sociaux et un mépris envers les gens à revenus moyen et faible. De plus, si on réglait tous ces problèmes financiers, nous pourrions offrir, aux générations futures, la gratuité scolaire.

Alors voici l'état des faits à la veille des élections provinciales de mars. Lorsque vous allez voter le 26 mars, rappelez-vous les erreurs de ce gouvernement et celles qui pourraient survenir s'il est porté au pouvoir pour un deuxième mandat.

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